Les marchés actions européens évoluent majoritairement dans le vert jeudi, à l'exception de Londres (-0,52%) et d'Amsterdam (-0,79%). A Paris, le CAC 40 progresse de 0,94% à 8 226 points, tandis que l'Euro Stoxx 50 gagne 0,12%. L'annonce par l'administration américaine d'un cessez-le-feu entre Israël et le Liban ravive l'espoir d'une désescalade plus large dans la région, même si les marchés restent prudents dans l'attente d'avancées entre Washington et Téhéran.
Les marchés accueillent favorablement l'annonce d'un cessez-le-feu entre Israël et le Liban, perçue comme un premier pas vers une désescalade régionale, tout en restant attentifs à l'évolution des discussions entre Washington et Téhéran.
Cette perspective a entraîné un léger reflux des cours du pétrole, qui demeurent néanmoins au-dessus de 95 dollars le baril.
L'optimisme reste toutefois mesuré. Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a affirmé que les opérations militaires israéliennes se poursuivraient dans le sud du Liban afin de "démanteler les infrastructures terroristes dans la région". Il a également insisté sur la liberté d'action d'Israël, avec le soutien des Etats-Unis, pour répondre à d'éventuelles attaques contre son territoire.
Israël et le Liban ont par ailleurs convenu de reprendre les discussions lors d'un nouveau cycle de négociations prévu la semaine du 22 juin en vue d'un "accord global". Donald Trump a néanmoins indiqué mercredi vouloir dissocier les discussions sur le Liban de celles concernant l'Iran, une approche que Téhéran rejette.
Alors que le conflit s'est installé dans la durée, les marchés font preuve d'une grande résilience malgré l'incertitude. Si les scénarios les plus pessimistes ont perdu en probabilité grâce aux tentatives de sortie de crise, "la durée du conflit continuera de déterminer l'ampleur de ses conséquences sur l'économie mondiale", soulignait ce matin devant la presse Benoit Peloille, chief investment officer de Natixis Wealth Management.
Le stratège met toutefois en garde contre les risques persistants dans la région : "Malgré le cessez-le-feu, le trafic reste largement perturbé dans le détroit d'Ormuz. L'Iran conserve un pouvoir de nuisance significatif malgré les pertes militaires subies. Au-delà du pétrole, plusieurs secteurs, notamment la pétrochimie et les engrais, sont affectés. Les coûts d'affrètement demeurent élevés et devraient le rester. Sans résolution rapide du conflit, le risque de pénurie devient réel."
Sur le front macroéconomique, les ventes au détail de la zone euro ont reculé davantage que prévu en avril. Elles ressortent en baisse de 0,4% sur un mois, alors que les économistes anticipaient un repli de 0,3%, après une progression révisée à 0,8% en mars. En rythme annuel, la hausse atteint toutefois 1%, contre 0,3% attendu.
Dans l'après-midi, les opérateurs surveilleront les inscriptions hebdomadaires au chômage aux Etats-Unis, attendues en légère baisse.
Les valeurs en mouvement
A la cote parisienne, Rémy Cointreau s'envole après avoir annoncé viser un retour à la croissance organique de ses ventes au cours de l'exercice 2026-2027, assorti d'une légère amélioration de sa marge opérationnelle courante. Ces perspectives interviennent après la publication de résultats annuels dégradés, mais conformes aux attentes du marché.
Pirelli cède 1,22% à Milan. Le fabricant italien est pénalisé par une note du vendeur à découvert Grizzly Research, qui évoque une supposée "dépendance secrète" à la Russie, une accusation rejetée par le groupe.
A l'inverse, Puma bondit de 5% après que Citigroup a relevé sa recommandation de "neutre" à "acheter"
Sur le marché des changes, l'euro avance de 0,15% à 1,1626 dollar.
0 commentaire
Vous devez être membre pour ajouter un commentaire.
Vous êtes déjà membre ? Connectez-vous
Pas encore membre ? Devenez membre gratuitement
Signaler le commentaire
Fermer